Parentalité / humeur

Pensées positives pour maman fatiguée…

maman fatiguée

Si vous êtes une maman (ou un papa), vous ne pourrez pas me contredire : par moment, s’occuper d’un enfant, c’est VRAIMENT difficile. Entre les soucis du quotidien, le travail, la fatigue… Nous pouvons très vite nous sentir impuissant(e)s, découragé(e)s, incompétent(e)s. Evidemment, nous les aimons plus que tout nos petits trésors. Pourtant, il faut bien se l’avouer, il y a des journées qui nous paraissent juste interminables…

Par exemple :

Nous sommes mercredi, il pleut et il fait très froid. Zut, impossible de mettre le nez dehors. Il va falloir s’occuper à l’intérieur. Mister R. n’a pas bien dormi et il a l’esprit chagrin. D’ailleurs, il est venu nous rejoindre pendant la nuit, chose qu’il fait rarement. Dès le petit-déjeuner je le sens sur les nerfs. “C’est l’arrivée de la petite sœur qui le tracasse” me dit-on souvent en ce moment. Je suis dans mon huitième mois de grossesse et j’ai passé, moi aussi, une nuit difficile. Je me sens épuisée. Il me demande une tartine, toastée mais juste un peu. ‘tu l’as cramée” me lance-t-il l’œil larmoyant. “D’abord, je la voulais pas toastée zé dit”. Ah bon… Il en prend une autre, insiste pour la beurrer tout seul. Comme chaque jour, je lui mets un peu de confitures d’abricots. Manque de bol, aujourd’hui il n’aime plus la confiture d’abricots. Maintenant, c’est le miel qu’il aime ! Vive l’enfant de trois ans et ses contradictions…Il pleure, c’est la crise. On recommence tout…

L’espace d’une seconde, je m’imagine très loin d’ici, sur une île.  Une île déserte. Je rêve de silence, d’une bonne nuit de sommeil et d’un café que je pourrais boire dans le calme.

Deux minutes plus tard je m’en veux de penser cela et je me dis que je suis vraiment une “mère en carton”.

Entre temps, Mister R. a vidé la totalité de son bac à Légos dans le salon. Il n’a plus faim.

Pendant que je lance une machine, il change d’activité. Il va nous préparer une soupe. Il monte sur une chaise pour remplir une casserole d’eau. J’entends cette dernière qui se fracasse sur le sol. Mon cœur saute un battement. Il a renversé la casserole, il y a de l’eau partout mais Ouf il ne s’est pas fait mal… Je lui enlève ses chaussons mouillés et ses chaussettes. Il essaie de partir en courant, il glisse sur le sol. Il tombe, il pleure mais Ouf, il ne s’est pas fait mal

Pendant que j’éponge le sol, il décide de changer d’activité. Maintenant, il a envie de faire de la peinture. Je lui demande de patienter quelques minutes, le temps que je l’installe. Sauf que mon fils et la patience ça fait 8. Il a très envie de m’aider. En essayant d’attraper le matériel, il renverse la totalité du bac sur le sol, ce dernier entraînant dans sa chute une autre boite, remplie de mes petites perles que je voie rouler un peu partout dans le salon.

Je sens les larmes monter et la colère m’envahir…

J’attends avec impatience l’arrivée de Super Papa qui devrait finir sa journée aux alentours de 15h00. Je me demande si j’arriverai à tout remettre en ordre avant qu’il ne rentre?  Puis non, je me dis que je vais tout laisser comme ça, pour qu’il voit que mes journées ne sont pas toujours une partie de plaisir, lui qui me dit tellement souvent que j’ai vraiment de la chance de pouvoir rester à la maison pour “jouer”…

Soudain je sens une petite contraction. C’est la Princesse qui me rappelle qu’elle sera bientôt là. Je m’imagine avec un nourrisson à gérer au milieu de tout ça et la panique me gagne. J’ai besoin de reprendre le contrôle et vite. Le stress me fait crier (non hurler) sur mon fils. Je vois bien que je lui ai fait peur et j’en éprouve une petite satisfaction (à nouveau, je me vis que je suis vraiment une mère en carton). Evidemment cela ne fera qu’empirer la situation. Avec le recul je me dis que c’est complètement débile de crier sur un enfant énervé en pensant que ça va le calmer.

Je ne vous explique pas le reste de la matinée mais vous voyez le tableau. Je suis sûre que vous avez vous aussi vécu ce genre de journée où vous êtes extrêmement fatiguée et que votre enfant vous semble insupportable !

Quand la crise est passée et avec un peu de recul, je me dis que c’est moi qui suis en grande partie responsable de ces situations. C’est ma manière de désamorcer les conflits qui n’est pas adaptée. L’attitude de mon fils dépend en grande partie de mon propre état de fatigue et de ma façon de gérer mon stress. J’en prends de plus en plus conscience, avant toute chose, je dois prendre soin de moi-même.

Heureusement, ce n’est pas tous les jours comme ça, loin de là !!

Mais quand cela arrive, j’essaie de mettre en place certaines techniques, que j’utilise lorsque je sens que je suis sur la pente descendante. Des petits mantras, des pensées positives, des mots, que je me répète et qui m’aident, quand les nuits ou les journées sont bien pourries.

J’avais envie de les partager avec vous. D’ailleurs, vous avez certainement les vôtres et si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à les partager en commentaires.

Comment retrouver son calme, face aux crises ou aux pleurs de nos enfants ?

L’idéal, lorsqu’on est vraiment à bout est de pouvoir passer le relais à une personne de confiance et de sortir prendre l’aire. S’aérer quelques heures, faire du sport, voir ses ami(e)s… Evidemment ce n’est pas toujours possible.

Si je ne peux pas quitter la maison, je laisse mon fils dans un endroit sécurisé et je m’isole quelques minutes dans une autre pièce, le temps de respirer, pleurer un bon coup ou manger du chocolat ! Je prends mon téléphone. Je regarde des photos qui me touchent et qui me rappellent un moment de joie et de sérénité. Les photos de sa naissance ou des photos de vacances. Je fais alors le plein d’amour, et d’images positives.

Ensuite, j’essaie de redonner à mon énervement sa juste place : Qu’est-ce qui m’agace tant au juste? Que ma maison soit en désordre ? Que je n’arrive pas à finir mon ménage ou à étendre mon linge ? Est-ce vraiment si grave que ça ?

Puis je me pose cette question : qu’est-ce qui compte le plus pour moi ? Qu’est-ce qui est vraiment important ? Que ma maison soit bien rangée, ou que mes enfants se sentent apaisés et heureux ? Je m’imagine dans quelques années, avec un ado qui se lève tard et qui passe le plus clair de son temps enfermé dans sa chambre. Que restera – t – il de tout ça dans 20-30-40 ans ? Il sera bien tant de briquer la maison plus tard, quand ils seront partis et que mes 4 murs me paraîtront bien vides sans rires ni cris. Je sais qu’un jour viendra, je repenserai avec tendresse à ces moments où il était encore petit et où ses soucis pouvaient se régler à coup de gros câlins. Je me dis que je veux en profiter au maximum et n’avoir aucun regrets.

Enfin, j’essaie de me concentrer chaque jour sur le positif. Je savoure le bonheur de l’avoir avec nous et je mesure ma chance d’avoir un enfant heureux et en pleine santé. Dans les moments de calme, je profite de l’instant, je fais le plein d’amour et je stocke pour plus tard… 

Et vous, quelles sont vos petites techniques pour gérer votre stress et faire face aux journées difficiles ?

 

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2 thoughts on “Pensées positives pour maman fatiguée…

  1. Même situation, petit Prince va avoir 2 ans et Princesse est attendue pour le jour de son anniversaire ! J’ai la même pensée positive à chaque fois : dans quelques années je vais regretter ces moments, sa volonté permanente d’être avec moi, alors ça ne m’énerve plus s’il me tend encore les bras ! Idem pour les réveils nocturnes quand il est malade, ce sont des câlins en plus, je les stocke pour les temps plus durs où ce sera gênant de se lover contre Maman 😉

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