Parentalité / humeur

L’éducation bienveillante : entre principes et réalité…

education bienveillante

Lorsque je suis devenue maman, j’ai tout fait un peu au feeling. Je n’ai pas acheté de parc, j’ai très peu utilisé mon transat. Je savais presque instinctivement que la meilleure chose à faire était de laisser mon fils explorer son environnement. Sans le savoir, j’ai opté pour la motricité libre. Il faut dire aussi que ça m’arrangeait bien comme ça…. J’ai réorganisé mon appart pour que rien de dangereux ne se retrouve à portée de main, et j’ai laissé mon p’tit coeur libre de se mouvoir, sans intervenir, sauf si c’était nécessaire. Evidemment, au bout de quelques mois, il s’est mis à vider la bibliothèque 8 fois par jour, ouvrait tous les placards mais bon, je prenais sur moi et je laissais faire. La vie était plus facile ainsi, fini la maman un peu “Hystero” qui hurle “NON” à tout bout de champ ! Je me disais que le mieux pour lui était de le laisser découvrir le monde, le plus librement possible.

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Puis il s’est mis à marcher et peu après, j’ai commencé à vraiment me poser la question de l’éducation. On passe assez vite du maternage aux questions d’éducation et en tant que parents, s’il y a un truc qu’on a pas envie de foirer dans la vie c’est l’éducation de nos enfants.

Je pense que cela devait être aux alentours de 18 mois, j’ai senti qu’il commençait à me tester… On avait beau lui dire non, lui expliquer de ne pas se mettre debout sur le rebord du canapé, il y retournait inlassablement et nous regardait, espiègle et le sourire aux lèvres. Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai commencé à chercher des idées sur la façon de réagir.
Si vous aussi vous avez cherché des solutions à vos problèmes, vous avez forcément vu que sur la toile, le concept en vogue en ce moment, c’est l’éducation bienveillante. J’ai donc commencé à me documenter là-dessus. “Bienveillance“… Quel joli mot ! Evidemment, qui n’a pas envie d’être cette maman bienveillante, qui élève dans la joie et la bonne humeur un futur adulte heureux et bien dans sa peau ? Alors j’ai acheté des bouquins, j’ai beaucoup appris sur les neurosciences, le fonctionnement des enfants, leur cheminement intérieur… C’est passionnant. Vraiment. Sauf que bon, je trouve (et alors là, cela n’engage que moi) que c’est quand même difficile à appliquer au quotidien. Cela ne va pas bien loin…Il faut lâcher-prise, il ne faut pas punir son enfant, surtout ne pas le mettre au coin et l’isoler (d’accord…), il faut plutôt lui expliquer pourquoi il n’a pas le droit de faire telle ou telle chose. Il faut employer des termes simples, positifs, son cerveau n’est pas encore mature (hum, je comprends…) Très bien. Sauf que moi le mien il s’en fiche pas mal que je lui explique pourquoi, je lui demande s’il a bien compris, il me dit que oui et il recommence illico presto. J’ai l’impression que ce qui l’intéresse lui, c’est de faire ce qu’il veut, de transgresser la règle et de voir ce qu’il va se passer … A 2 ans et demi, je sens que cela s’accentue de plus en plus !
En fait là, concrètement dans ce genre de situation, il faut faire quoi ? Lorsqu’il n’écoute pas ?
En ce moment, son grand jeu (depuis que je lui ai appris à se brosser les dents) c’est de cracher. Maintenant il adore cracher par terre. Je prends sur moi mais c’est vraiment un truc qui m’horripile ! Bonjour la honte ! Je lui ai expliqué que ce n’était pas bien. J’ai fait l’indifférente. J’ai crié, je l’ai mis au coin… Un jour, une maman du parc (avec toute sa bienveillance devant mon air blasé) m’a conseillé de lui expliquer que : “s’il avait trop de salive, il pouvait l’avaler”. Je me suis dit: “allez, pourquoi pas ?” J’ai essayé et devinez quoi ? ça a marché !!! Nan, j’déconne, évidemment que ça n’a pas marché !
Le seul truc que j’ai trouvé (et qui fonctionne) c’est de faire diversion au moment où je vois qu’il va cracher : “chéri tu veux un gâteau ??”. Il s’en suit un léger sentiment d’échec mais au moins, pas de crachat !

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J’ai toujours ce conflit intérieur : cette culpabilité, lorsque je me trouve trop ferme et en même temps, cette peur de ne pas lui mettre assez de limites.
Et si il finissait délinquant et mal dans sa peau parce que je n’ai pas su lui mettre ces putains de limites ?!
Pas si simple la question de l’éducation pas vrai ? Je vois tous ces articles passer sur mon mur Facebook : “éduquer sans crier“, “éduquer sans punir, c’est possible !” et moi, j’ai un peu l’impression qu’il y a comme un fossé entre toutes ces théories et la réalité du quotidien. Il y a ce que je voudrais faire et ce que je fais vraiment. Forcément, l’éducation positive ça me parle. Considérer l’enfant comme une personne à part entière, le respecter… Je suis convaincue des bienfaits de ce type d’éducation. On devrait tous être bienveillants d’ailleurs et pas seulement avec ses enfants ! Il m’arrive d’écouter ces vidéos où des mamans (ou des psychologues), assises dans leur salon feutré, l’air serein et détendu vous expliquent les principes de l’éducation positive. Je me dis toujours : “bah oui c’est évident, ça ne sert à rien de crier sur un enfant en pensant que ça va le calmer ! “. Et puis je fais tout l’inverse…

éducation bienveillante

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Alors depuis quelques temps, j’essaie de lâcher prise…

Je me dis que l’important c’est d’essayer de trouver une manière intelligente de désamorcer les crises. Ne pas se culpabiliser parce qu’on fait ce qu’on peut et qu’on n’ a pas été préparée à tout ça … Je suis une maman bienveillante, à ma sauce, même si je perds patience, même si je crie et que je confisque des trucs… J’ai décidé de laisser tomber toutes ces théories pour inventer MA pratique…

 

 

 

Je passe moins de temps à lire et plus de temps à préparer des activités rigolotes ! Finalement, le plus important c’est de faire de son mieux.

Faire sentir à nos enfants qu’ils sont aimés et leur offrir un maximum de moments heureux.
Je pense que c’est de toute façon tout ce qu’ils retiendront de leur enfance…

 

 

Si ce texte vous parle aussi, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire…

Prenez soin de vous et de votre petite famille !!

Illustration Kopines : http://www.kopines.com

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2 thoughts on “L’éducation bienveillante : entre principes et réalité…

  1. Je pense que nous sommes nombreuses à avoir ce ressenti. Mais au moins, on essaie, et c’est important! Moi aussi je craque de temps en temps, des fois je me sens nulle de leur avoir crié dessus pour un truc un peu débile, juste parce que je suis fatiguée de ma journée…
    En tout cas, ta conclusion est la bonne selon moi! Les moments heureux passés ensemble sont bien le plus important!

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