Parentalité / humeur

Devenir maman pour la deuxième fois : ce qui a changé…

devenir maman

A la naissance de Mister R. je n’étais absolument pas préparée à vivre un tel chamboulement émotionnel (d’ailleurs si vous avez raté le premier épisode : “devenir maman pour la première fois” vous pouvez le découvrir ici). J’avais complètement idéalisé la réalité de la vie d’une maman et je me suis pris un véritable mur en pleine tronche. Il faut dire que je ne connaissais absolument rien aux bébés et je suis vraiment partie de zéro. Je ne connaissais pas les gestes, je ne comprenais pas les pleurs, je m’inquiétais beaucoup de tous les petits bruits qu’il faisait, j’avais peur de mal faire, peur de mal m’en occuper… Bref mon bébé me faisait peur ! J’ai mis un certain temps avant de réussir à trouver mes marques dans cette nouvelle vie de maman.

A l’époque, on me disait souvent : “tu verras, pour le deuxième, tu seras beaucoup plus cool” et dans ma tête je me disais : “non, je n’arriverai jamais à être cool devant un nourrisson, c’est bien trop flippant”.

Et pourtant, l’arrivée de notre princesse a été beaucoup plus sereine que ce à quoi je m’attendais. En fait, j’ai très vite compris que tout allait être différent. Je l’ai remarqué dès le séjour à la maternité. Lorsqu’elle s’est mise à pleurer, je n’ai ressenti aucun stress. Alors que trois ans auparavant, les mêmes pleurs auraient complètement fait paniquer mon cerveau de primipare: Cette fois-ci rien. Nada. Zéro pression. Juste un simple “Oui oui ma chérie, je sais que tu as faim, maman se dépêche”. Même chose au moment du change, des soins et du premier bain : pour le premier, tu attends sagement que l’auxiliaire de puériculture vienne t’apprendre la vie. Pour le deuxième tu connais déjà tout ça : la couche pleine de méconium, les soins du cordon tout degueu, le lavage du nez au sérum qui t’avait tant traumatisée… Les vomitos sur l’épaule, les coliques, bébé qui se tortille… Tout ça, tu connais, tu l’as déjà vécu !

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point vous vous sentez soulagée d’un poids quand vous savez tout ça.

Se sentir en confiance dans son rôle de maman, cela réduit de beaucoup la fatigue et le stress que l’on peut ressentir à la maternité.

Quand c’est ton premier enfant et que tu dors seule à la maternité, tu inondes le papa de textos, dès 9h00 matin. Des textos du genre : dépêche stp, il faut que je me douche avant l’arrivée des premières visites ! Tu aimerais bien essayer de te rendre un peu présentable… Mais à ce moment là, une question te hante : quoi faire de ton bébé ? Si tu le laisses là, à 2 mètres de toi, tu ne l’entendras pas si il vomit. Et si il s’étouffe pendant que tu te douches. Et si… Et si… Et si jamais on te le vole ? Certainement un cocktail de fatigue de stress et d’hormones mais à ce moment précis tu crois dur comme fer à ce que tu racontes ! Pour le deuxième enfant à 9h00 tu es déjà prête, coiffée, un peu maquillée, la chambre est nickel et tu as même fait ton lit.

Un aspect que j’ai trouvé très différent à l’arrivée du deuxième enfant, c’est la façon de gérer le manque de sommeil.

Pour le premier, j’ai trouvé assez violent de passer des grasses mat jusqu’à 11h00-12h00 aux réveils en fanfare, toutes les trois heures ! Moi qui suis une grosse dormeuse, mon corps a eu besoin d’un certain temps pour se faire à ce nouveau rythme. Cette fois-ci, j’ai trouvé que le manque de sommeil faisait beaucoup moins mal. Il est déjà bien loin le temps des grasses mat jusqu’à midi, entre temps, nous avons connu moultes et moultes nuits chaotiques, nous sommes habituté(e)s aux nuits pourries quoi !

Au niveau des sorties, je suis aussi beaucoup plus relax. Je me rappelle encore de notre première sortie avec Mister R ! Nous avions pris la nacelle et la route était toute cabossée. A chaque petite secousse mon cœur se serrait et je me demandais si on ne risquait pas d’abîmer sa petite tête. J’avais toujours le sac à langer plein à craquer et certaines sorties me paraissaient carrément insurmontables. Je me demandais comment on allait faire pour le changer s’il n’y a pas de table à langer par exemple. Notre princesse, elle, nous suit partout dans l’écharpe. Je sais que je peux la changer sur un banc, dans l’herbe, dans la voiture… C’est elle qui s’adapte à notre rythme et non l’inverse.

Je me suis mis énormément de pression pour mon premier et aujourd’hui cette pression je ne la ressens plus. Je me sens moins “engluée” dans les difficultés maternelles. Aujourd’hui, je me demande même comment j’ai pu me sentir autant dépassée !

Et oui… Trois ans d’expérience, ce n’est pas rien ! Mon grand garçon m’a fait devenir une maman. Il m’a permis de trouver ma place et grâce à lui, j’ai appris à me faire confiance.

Avec ma fille, j’ai l’impression d’être une maman complètement différente, plus sereine, plus apaisée…  C’est ça… Je ressens un sentiment d’apaisement et la sensation que nous avons trouvé un équilibre. La famille n’était pas complète avant son arrivée. Notre petite magicienne du bonheur a su trouver SA place, celle qui l’attendait depuis toujours…

Nos premiers pas dans cette vie à quatre ne sont pas aussi difficiles que ce à quoi je m’étais préparée. La vie s’organise, nous prenons nos marques, tout doucement, à notre rythme.

Mister R. aussi se découvre dans son nouveau rôle de grand frère, qui lui va à merveille. Je vous raconte tout ça dans un prochain billet.

J’en profite aussi pour vous remercier de vos nombreux messages sur les réseaux. Cela m’a vraiment fait chaud au coeur! Vraiment MERCI !

Je vous embrasse fort et vous dit à bientôt,

***

Eva.

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2 thoughts on “Devenir maman pour la deuxième fois : ce qui a changé…

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