Grossesse, Parentalité / humeur

Deuxième grossesse et le temps des questions …

deuxième grossesse

Si vous me suivez sur les réseaux, vous êtes probablement au courant, d’ici quelques semaines nous seront 4 !!

Je le savais depuis sa naissance, petit cœur ne serait pas fils unique. J’ai toujours su qu’un jour, il aurait un frère ou une sœur… J’avais envie de revivre tout ce bonheur. Un jour… Et puis ce jour est arrivé. Je n’ai jamais abordé le sujet mais je dois bien l’avouer, cette décision d’avoir un deuxième enfant a suscité chez moi beaucoup de questionnements et de réflexions.

Je vous en avait parlé dans un précédent billet. Lorsque je suis devenue maman, je me suis beaucoup souciée du côté pratique des choses. Quoi acheter ? Comment bien s’occuper d’un bébé ? Quelle différence entre un nid d’ange et une turbulette ? Qu’est-ce qu’une chancelière, un cosy, une nacelle ? J’étais paumée au milieu de cet univers complètement nouveau. A l’époque, lors mes nombreuses insomnies de grossesse je tapais sur Google des questions qui me paraissent aujourd’hui complètement débiles, du genre : A quoi sert le liniment ? Je me demandais si on allait s’en sortir, si j’allais être une bonne mère et l’une des questions qui m’a le plus hantée pendant ma première grossesse : est-ce que j’allais l’entendre pleurer la nuit ? (LOL)

Je me suis posée toutes sortes de questions MAIS à aucun moment, je ne me suis demandée si j’avais pris la bonne décision ou si c’était le bon moment. Cet enfant je le voulais. Du plus profond de mon cœur, j’en étais certaine. A 2000 %.

Vous voyez certainement où je veux en venir…

Pour le deuxième, le cheminement a été quelque peu différent. Entre temps je me suis rendue compte que je n’avais vraiment pas besoin de grand-chose pour accueillir un bébé et que la plupart des trucs que l’on achète sont complètement inutiles. Quelques vêtements, un couffin, deux seins et tout roule ! De ce côté là, je suis totalement, relax.

J’ai compris aussi que quoi que l’on s’imagine la nature décide et qu’en réalité elle se fiche pas mal de nos plans. On s’adaptera.

Evidemment, les questions « pratiques » étant résolues, mon esprit s’est tourné vers de nouvelles réflexions.

Deuxième grossesse et l’heure de se questionner :

Avant même de tomber enceinte je me suis posée pas mal de questions :

1- Est-ce vraiment le bon moment ? Mon fils a un peu plus de deux ans. Nos nuits sont paisibles. Nous avons passé le cap du RGO et des cacas chelous qui passent par toutes les couleurs. Nous avons survécu à la période hyper stressante pour moi du « je mets tout à la bouche». L’apprentissage de la marche qui a duré des mois et qui nous a bousillé le dos. Nous sommes ENFIN libérés des couches ! Mes abdos sont moins flasques, j’ai perdu 7 kg (fruit d’un dur labeur) et je recommence à avoir une vie sociale. Alors est-ce que finalement on attendrait pas 1 an de plus ?

En même temps, tomber enceinte ça peut aussi prendre des lustres et on ne rajeunit pas…

Du coup on a décidé de se lancer. Et je suis très vite tombée enceinte. Alors finalement je me suis dit que 3 ans d’écart c’était parfait. Je l’ai aussi lu sur internet : 5 ans c’est trop. Moins de deux ans il paraît que c’est vraiment du sport…

Et c’est à ce moment là qu’est arrivée la culpabilité, une vieille copine. Je regarde mon fils, mon tout petit bébé qui a encore tellement besoin d’attention et j’ai  un peu le sentiment de le trahir. Il ne sera plus notre unique enfant, il va devoir nous partager et j’ai peur qu’il en souffre. Oui, c’est vrai on dit que le cœur d’une maman est grand comme le ciel et qu’il s’agrandit pour que chaque enfant trouve sa place. Mais, je devrais forcément lui enlever une partie de mon temps et de mon attention pour le donner à sa petite sœur. Mon énergie elle, n’est pas extensible, mon temps non plus… Au fond, je crois que j’ai un peu peur d’abîmer ce lien si spécial qu’on a réussi à créer tous les deux.

2- Et s’il pensait que j’avais besoin d’un autre enfant car il ne me suffisait pas ? Ce qui est parfaitement faux. Il me suffit amplement, je ne ressens aucun manque, aucun vide et je me sens parfaitement comblée en tant que maman. Alors pourquoi je désire tellement ce deuxième enfant ?

Lorsque mon fils est né j’ai ressenti cet amour inconditionnel, celui qu’aucune femme ne peut ressentir avant d’avoir un enfant et de l’aimer. Ce shoot d’amour pur qui fait basculer votre univers tout entier. C’est mon fils qui m’a fait découvrir cet amour. Vais-je le ressentir de la même façon pour mon deuxième enfant ?

3- Et si je n’arrive pas à aimer ce deuxième enfant autant que lui ? Et voilà. Elle n’est pas encore là et je ressens déjà de la culpabilité vis-à-vis d’elle aussi. N’est-ce pas injuste pour elle de ne pas arriver dans le même climat de certitude que son frère ?

Je m’en veux de me poser toutes ces questions…

Et puis les premiers mois sont passés. En septembre j’étais enceinte de 3 mois. Petit cœur a fait sa rentrée à l’école et j’ai réalisé, petit à petit, à quel point il avait grandi. Moi qui me faisais tellement de soucis pour lui, j’ai compris qu’il était plein de ressources. Il est observateur, intelligent, doux, sensible et il aime prendre soin des autres. Il parle de mieux en mieux et ses réflexions nous étonnent de jour en jour. Son esprit se construit. C’est quelque chose de passionnant à observer. Au fur et à mesure que mon ventre s’arrondit il me pose de plus en plus de questions. Parfois il soulève mon tee-shirt et me chatouille le ventre en riant. J’ai l’impression qu’un lien s’est déjà crée. Pas une journée ne se passe sans un « coucou petite sœur » !

Alors je le regarde et je me dis que c’est quand même cool d’être le grand frère de quelqu’un et que ce rôle lui ira à merveille. Il est impatient qu’elle soit là et je suis heureuse de lui offrir le plaisir de connaitre ce qu’est une fratrie. Il y aura certainement des ajustements à faire, de la jalousie, des disputes mais il y aura surtout des jeux, de la complicité et de l’amour.

Et nous, nous allons gérer tout ça et construire un nouvel équilibre, à quatre. Nous allons savourer cette double dose de rires, de câlins et d’amour dans notre maison.

Aujourd’hui, les inquiétudes que je pouvais avoir n’existent plus. Cette petite vie en construction à l’intérieur de moi a déjà su gagner sa place dans notre foyer et nous sommes tous les 3 plus qu’impatients de l’accueillir.

Nous t’attendons jolie petite fée… Au mois de mars…

 

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